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Le coût de la vie pèse sur la santé mentale des travailleurs canadiens
Le coût de la vie demeure la principale source de stress financier pour 63 % des travailleurs canadiens, selon le plus récent Indice de santé mentale TELUS. Un travailleur sur cinq affirme également que ses inquiétudes financières nuisent directement à sa productivité au travail.

Le coût de la vie domine les préoccupations financières
Les pressions financières continuent d'avoir des répercussions importantes sur les travailleurs au Canada. Selon l'Indice de santé mentale TELUS du deuxième trimestre de 2026, 63 % des employés considèrent le coût de la vie comme leur principale source d'anxiété financière.
Cette préoccupation arrive loin devant l'épargne pour la retraite, citée par 12 % des répondants, et l'épargne d'urgence, mentionnée par 8 %. Par ailleurs, 35 % des travailleurs disent se sentir souvent ou toujours anxieux à propos de leurs finances.
Les conséquences dépassent le simple inconfort financier. Environ 20 % des travailleurs indiquent que le stress lié à l'argent nuit directement à leur productivité au travail, tandis que 5 % rapportent s'être complètement absentés du travail en raison de cette anxiété.
Près de trois travailleurs sur dix sans épargne d'urgence
Le rapport montre également qu'une proportion importante de la population active dispose de peu de marge de manœuvre financière.
Environ 28 % des travailleurs canadiens n'ont pas suffisamment d'épargne d'urgence pour couvrir leurs besoins fondamentaux. Ces personnes sont près de trois fois plus susceptibles de déclarer une baisse de productivité attribuable au stress financier.
Leur score à l'Indice de santé mentale atteint 49,1, comparativement à 69,7 chez les personnes disposant d'économies d'urgence, soit un écart de plus de 20 points.
Les jeunes travailleurs et les parents davantage touchés
L'analyse fait ressortir des différences importantes selon l'âge et la situation familiale.
Les personnes de moins de 40 ans seraient trois fois et demie plus susceptibles que les travailleurs de plus de 50 ans de signaler que leurs difficultés financières nuisent à leur productivité.
Les parents sont quant à eux 80 % plus susceptibles de rapporter une perte de productivité liée aux contraintes financières que les travailleurs sans cette responsabilité familiale.
Le rapport s'intéresse également à la « génération sandwich », soit les personnes qui soutiennent des enfants adultes ou des parents vieillissants. Environ 27 % de la main-d'œuvre canadienne fournit ce type de soutien financier ou de soins.
Parmi ces aidants, 37 % rapportent des conséquences négatives sur leurs finances, 32 % sur leur santé mentale et 15 % sur leur productivité au travail.
Une majorité comprend mal son régime de retraite
Le manque de connaissances au sujet des régimes d'épargne et de retraite constitue un autre facteur mis en lumière par l'étude.
Parmi les travailleurs qui cotisent à un programme de retraite ou d'épargne offert par leur employeur, 60 % disent ne pas en comprendre entièrement le fonctionnement.
Cette méconnaissance semble également associée à un moins bon état de santé mentale. Les personnes affirmant ne pas comprendre du tout leur régime obtiennent un score inférieur de 19,3 points à l'Indice de santé mentale comparativement à celles qui disent bien le comprendre.
Près de 63 % des employés souhaiteraient d'ailleurs recevoir davantage d'information, de ressources ou de soutien de leur employeur concernant la retraite et l'épargne.
Parler de santé mentale au travail demeure difficile
Les enjeux financiers ne sont pas les seuls éléments préoccupants du rapport. La stigmatisation liée à la santé mentale demeure également présente dans les milieux de travail.
Seulement 49 % des travailleurs disent se sentir à l'aise de parler d'un problème de santé mentale avec leur gestionnaire. À l'inverse, 27 % affirment qu'ils ne se sentiraient pas à l'aise de le faire et 24 % demeurent incertains.
Les travailleurs qui ne se sentent pas à l'aise de divulguer leurs difficultés obtiennent un score de santé mentale inférieur de 14 points à celui des personnes qui seraient disposées à en parler.
Le rapport souligne également plusieurs obstacles pouvant empêcher certaines personnes de demander de l'aide pour des problèmes liés à la consommation de substances, notamment l'embarras, les coûts, les préoccupations concernant la confidentialité et la crainte de conséquences au travail.
La santé mentale s'améliore légèrement, mais demeure fragile
Dans l'ensemble, l'Indice de santé mentale TELUS atteint 63,9 au deuxième trimestre de 2026, soit une amélioration de près d'un point comparativement au trimestre précédent.
Malgré cette progression, 33 % des travailleurs présentent toujours un risque élevé de problème de santé mentale et 45 % un risque modéré. Seulement 22 % se situent dans la catégorie de faible risque.
L'anxiété et l'isolement demeurent parmi les indicateurs les plus faibles du rapport, ce qui montre que plusieurs travailleurs continuent d'éprouver des difficultés importantes malgré une légère amélioration globale.
L'étude repose sur un sondage en ligne réalisé entre le 5 et le 18 juin 2026 auprès de 3 000 adultes actifs au Canada ayant occupé un emploi au cours des six mois précédents. L'échantillon a été construit afin de refléter notamment l'âge, le sexe, le secteur d'activité et la répartition géographique de la population active canadienne.
Source : TELUS Santé
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Date de parution : 2026-09-01
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Publié par : Mon Index