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Les entreprises canadiennes adoptent l’IA agentique pour transformer leurs opérations

Les entreprises canadiennes adoptent l’IA agentique pour transformer leurs opérations

Après avoir massivement adopté les outils d’intelligence artificielle (IA) générative, les entreprises canadiennes se tournent désormais vers une technologie encore plus prometteuse : l’IA agentique.

Les entreprises canadiennes adoptent l’IA agentique pour transformer leurs opérations
Selon un nouveau sondage mené par KPMG au Canada auprès de 252 dirigeants, plus de la moitié des entreprises planifient un investissement à court terme dans l’IA agentique afin d’accroître leur efficacité, de corriger des pénuries de main-d’œuvre et de conserver leur avantage concurrentiel.

Une nouvelle ère de collaboration humain-machine

Contrairement à l’IA générative qui assiste principalement dans la création de contenu ou l’automatisation de tâches ponctuelles, l’IA agentique permet à des agents intelligents d’agir de manière autonome, avec peu ou pas d’intervention humaine. Ces agents peuvent répondre aux clients, traiter des commandes, gérer des remboursements, compiler des listes de prospects ou encore automatiser des processus comptables.

« L’IA agentique est sans doute la technologie la plus transformatrice que nous ayons connue jusqu’à maintenant », affirme Stephanie Terrill, associée directrice chez KPMG au Canada. « Elle ne remplace pas les humains, elle les complète. Les agents libèrent du temps pour permettre aux équipes de se concentrer sur la stratégie, l’innovation et la création de valeur. »

Un engouement en forte croissance

Le sondage de KPMG révèle que 27 % des entreprises canadiennes ont déjà intégré l’IA agentique dans leurs opérations, tandis que 64 % expérimentent activement la technologie ou préparent des projets pilotes.

- 57 % prévoient adopter ou investir dans l’IA agentique au cours des six prochains mois.

- 88 % estiment que cette technologie améliorera leur compétitivité.

- 86 % la considèrent comme une priorité d’investissement.

Des avantages clairs, mais aussi des défis à relever

Les répondants voient dans l’IA agentique une solution pour améliorer le service à la clientèle, renforcer la cybersécurité, assurer la conformité réglementaire et optimiser les communications internes. Parmi les principaux bénéfices anticipés, on note :

- un accès plus rapide à l’information,

- une meilleure qualité des décisions d’affaires,

- une hausse de la productivité,

- et une réduction des coûts d’exploitation, estimée entre 5 et 15 % par 63 % des dirigeants.

Cependant, la mise en œuvre de l’IA agentique soulève aussi plusieurs préoccupations, notamment en matière de cybersécurité, de protection des données, de qualité des données disponibles et du coût d’implantation.

Des employés peu préparés à collaborer avec des agents IA

Malgré l’enthousiasme, 55 % des entreprises estiment que leur personnel n’est pas prêt à travailler avec des agents d’IA, et 89 % prévoient devoir investir massivement dans la formation et le perfectionnement des compétences.

L’autonomie décisionnelle des agents d’IA soulève également des inquiétudes quant à leur impact sur l’emploi :

- 82 % des dirigeants estiment que l’IA agentique entraînera une réduction des effectifs,

- et 72 % affirment que leurs employés craignent d’être remplacés.

Gary Filan, responsable de l’IA chez KPMG au Canada, encourage une intégration stratégique : « Le véritable potentiel de l’IA agentique se réalise lorsqu’elle est intégrée aux systèmes existants, et non limitée à des tâches isolées. Elle permet de transformer les flux de travail entiers, en alliant automatisation et coordination interfonctionnelle. »

Une transition à gérer avec précaution

Bien que la tentation soit forte d’utiliser l’IA agentique comme levier de réduction des coûts de main-d’œuvre, KPMG rappelle les risques associés à une réduction précipitée des effectifs : perte de savoir, impact sur la culture d’entreprise et détérioration de l’image publique. Une approche équilibrée, misant sur la collaboration humain-machine, pourrait permettre de bâtir une main-d’œuvre plus agile et technophile.

Le sondage a été mené du 28 février au 5 mars 2025 auprès de 252 dirigeants d’entreprises canadiennes, dont 72 % sont des propriétaires d’entreprises et 28 % des hauts dirigeants. Les secteurs représentés incluent les services financiers, la fabrication industrielle, la technologie et les télécommunications, le commerce de détail, ainsi que d’autres domaines variés. Les entreprises sondées présentent des revenus annuels allant de 50 millions à plus d’un milliard de dollars.

Source : KPMG LLP / CNW

Ressources et références
Technologie, ingénierieMon Index

Date de parution : 2025-04-10

Nombre de consultations depuis la parution : 27927

Identification : 1894

Publié par : Mon Index

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