- L’intelligence artificielle permet aux fraudeurs d’imiter des voix, des images et des vidéos.
- Les hypertrucages sont de plus en plus utilisés pour usurper l’identité de personnalités publiques.
- Les faux sites Web gouvernementaux et les messages frauduleux sont en hausse.
- Les citoyens sont invités à signaler les fraudes au Centre antifraude du Canada.
L’IA utilisée pour tromper les citoyens
Le Bureau de la concurrence met en garde les Canadiens contre l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle par des fraudeurs qui cherchent à tromper les citoyens.
Selon l’organisme, les escrocs exploitent désormais des technologies d’IA pour se faire passer pour des représentants du gouvernement, des politiciens ou d’autres personnalités publiques. Ces techniques permettent de produire des images, des vidéos et des enregistrements audio extrêmement réalistes.
Ces méthodes sont utilisées pour soutirer de l’argent, obtenir des renseignements personnels, installer des logiciels malveillants ou encore diffuser de la désinformation.
Les autorités soulignent que le réalisme des contenus générés par l’IA rend ces fraudes beaucoup plus difficiles à détecter qu’auparavant.
Les hypertrucages au cœur des nouvelles arnaques
Parmi les méthodes les plus préoccupantes figure l’utilisation d’hypertrucages, aussi appelés « deepfakes ».
Ces contenus numériques peuvent imiter l’apparence et la voix de personnalités publiques, comme le premier ministre ou d’autres dirigeants politiques. Les fraudeurs s’en servent pour créer de fausses vidéos ou messages semblant provenir de figures d’autorité.
Ces contenus frauduleux peuvent par exemple promouvoir de faux investissements, des produits douteux ou des offres prétendument gouvernementales.
Plusieurs indices peuvent cependant permettre de reconnaître un hypertrucage. Des anomalies visuelles, comme un éclairage incohérent, des mouvements inhabituels ou des expressions faciales non naturelles, peuvent révéler l’utilisation de l’IA.
Dans certains cas, la voix peut également sembler artificielle ou présenter des irrégularités dans le ton ou le rythme.
Les faux sites gouvernementaux en augmentation
Les fraudeurs utilisent également l’intelligence artificielle pour créer de faux sites Web qui imitent ceux du gouvernement.
Grâce à ces outils, il est désormais possible de reproduire rapidement l’apparence d’un site officiel, incluant des symboles comme le drapeau canadien ou d’autres éléments graphiques associés aux institutions publiques.
Ces sites frauduleux peuvent être utilisés pour recueillir des renseignements personnels ou inciter les internautes à effectuer des paiements.
Les autorités recommandent de vérifier attentivement l’adresse Web avant de consulter un site. Les faux sites utilisent souvent des noms de domaine inhabituels, des caractères supplémentaires ou des variations subtiles dans l’orthographe.
Il est également conseillé de saisir directement l’adresse officielle dans la barre du navigateur plutôt que de cliquer sur un lien reçu par message ou par courriel.
Des appels et messages frauduleux générés par l’IA
Une autre technique de fraude en forte croissance est l’utilisation de clonage vocal et de messages automatisés générés par l’intelligence artificielle.
Les fraudeurs peuvent ainsi envoyer des textos ou passer des appels téléphoniques en se faisant passer pour des représentants du gouvernement ou des responsables politiques.
Ces messages prétendent parfois annoncer un programme gouvernemental, un remboursement, une enquête ou une occasion d’investissement.
Dans la plupart des cas, ils cherchent à inciter les victimes à agir rapidement en cliquant sur un lien, en envoyant de l’argent ou en divulguant des renseignements personnels.
Les autorités rappellent qu’il faut se méfier de tout message inattendu demandant une action urgente ou proposant une offre qui semble trop belle pour être vraie.
Signaler les fraudes et vérifier l’information
Le Bureau de la concurrence invite les citoyens à demeurer vigilants face à ces nouvelles formes de fraude.
Avant de répondre à un message ou de partager des renseignements personnels, il est recommandé de vérifier l’information par l’intermédiaire des canaux officiels du gouvernement.
Toute fraude suspectée peut être signalée au Bureau de la concurrence ou au Centre antifraude du Canada.
Selon les autorités, la vigilance du public demeure l’un des moyens les plus efficaces pour limiter l’impact de ces arnaques et protéger les citoyens contre les fraudes numériques.
Source : Bureau de la concurrence