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Distraction, stress et comportements dangereux compliquent la conduite au Canada
Un sondage pancanadien réalisé pour Desjardins Assurances auprès de près de 4 000 personnes révèle que la sécurité routière est désormais influencée par plusieurs risques qui se combinent. La distraction, le stress, la fatigue, la conduite agressive et les excès de vitesse rendent les déplacements plus exigeants pour les automobilistes.

La distraction demeure un risque important sur les routes
La distraction au volant demeure l’un des principaux dangers observés sur les routes canadiennes. Selon le sondage de Desjardins Assurances, 60 % des personnes interrogées la considèrent comme une menace majeure pour la sécurité routière.
Cette distraction ne se limite toutefois plus à l’utilisation du téléphone cellulaire. Les automobilistes doivent aussi composer avec plusieurs éléments présents dans leur environnement, notamment la circulation, les piétons, les cyclistes et les activités qui se déroulent autour du véhicule.
Les facteurs externes sont d’ailleurs mentionnés par 35 % des répondants comme leur principale source de distraction. Les téléphones arrivent tout juste derrière, avec 32 %, tandis que les technologies intégrées aux véhicules sont citées par 26 % des personnes interrogées.
Les habitudes courantes, comme manger ou boire pendant la conduite, représentent également une source de distraction pour 22 % des répondants.
Des véhicules plus technologiques, mais pas toujours moins distrayants
Les véhicules modernes comprennent de plus en plus d’écrans, de systèmes de navigation, de commandes tactiles et de dispositifs d’aide à la conduite. Bien que ces technologies puissent améliorer le confort et la sécurité, elles peuvent aussi détourner momentanément l’attention de la route.
Le sondage montre que les distractions peuvent provenir simultanément de l’intérieur et de l’extérieur du véhicule. Un automobiliste peut, par exemple, devoir surveiller un écran de navigation tout en portant attention aux piétons, aux changements de voie et aux ralentissements soudains.
Cette accumulation de stimuli oblige les conducteurs à traiter rapidement plusieurs renseignements. Le maintien d’une attention constante devient donc essentiel, même lorsqu’aucun téléphone n’est utilisé.
Desjardins Assurances rappelle que les technologies d’aide ne remplacent pas la vigilance du conducteur. Celui-ci demeure responsable de surveiller son environnement et de prendre des décisions adaptées aux conditions routières.
Le stress et la fatigue influencent la conduite
Le contexte psychologique joue également un rôle important dans la sécurité routière. Près de la moitié des personnes interrogées, soit 49 %, disent ressentir fréquemment du stress ou de la fatigue lorsqu’elles prennent le volant.
Ces états peuvent réduire la concentration, ralentir les réactions et compliquer la prise de décision. Une personne préoccupée par son travail, pressée par le temps ou insuffisamment reposée peut être moins attentive aux changements dans la circulation.
La fatigue peut aussi entraîner des épisodes d’inattention, une mauvaise évaluation des distances ou un temps de réaction plus long. Lors des déplacements prolongés, une planification adéquate et des pauses régulières peuvent contribuer à réduire ces risques.
Selon Desjardins Assurances, il est nécessaire de considérer la charge mentale comme une composante à part entière de la sécurité routière, au même titre que l’état des routes ou les conditions météorologiques.
Les comportements agressifs sont fréquemment observés
Le sondage révèle que 68 % des Canadiens et des Canadiennes voient régulièrement des comportements agressifs sur la route. Ces comportements peuvent comprendre les changements de voie brusques, le non-respect des distances de sécurité, les dépassements risqués, les gestes hostiles ou l’utilisation excessive du klaxon.
La conduite agressive peut créer un climat de tension et provoquer des réactions impulsives chez les autres automobilistes. Elle augmente aussi le risque de collision lorsque les conducteurs disposent de moins de temps pour réagir.
Les situations de congestion, les retards et les conflits entre usagers peuvent accentuer l’impatience. Lorsqu’un automobiliste est déjà stressé ou fatigué, cette pression supplémentaire peut influencer négativement son comportement.
Le sondage montre ainsi que les risques routiers ne fonctionnent pas de manière isolée. Le stress peut favoriser l’agressivité, tandis que l’agressivité des autres conducteurs peut augmenter la distraction et l’anxiété.
L’alcool, le cannabis et la vitesse demeurent préoccupants
Une proportion importante des répondants affirme avoir été témoin de conduite avec les facultés affaiblies. Près d’une personne sur cinq, soit 19 %, dit avoir vu quelqu’un conduire sous l’influence de l’alcool, alors que 24 % rapportent avoir observé une personne prendre le volant sous l’effet du cannabis.
Ces comportements demeurent particulièrement dangereux puisqu’ils peuvent altérer le jugement, la coordination, la perception et le temps de réaction.
La vitesse représente un autre enjeu majeur. Le sondage indique que 85 % des répondants reconnaissent que les excès de vitesse constituent un risque important. Malgré cette forte reconnaissance, 26 % des personnes interrogées considèrent tout de même que les excès de vitesse peuvent être acceptables dans certaines circonstances.
Ce décalage entre la perception du danger et les comportements jugés tolérables montre qu’un travail de sensibilisation demeure nécessaire.
Une approche globale pour améliorer la sécurité routière
Pour Desjardins Assurances, la sécurité routière ne repose pas uniquement sur la responsabilité individuelle. Elle dépend également des conditions dans lesquelles les personnes conduisent, des infrastructures, de la circulation, de la technologie et des pressions de la vie quotidienne.
La présidente et cheffe de l’exploitation de Desjardins Groupe d’assurances générales, Valérie Lavoie, souligne que les automobilistes doivent souvent gérer plusieurs risques en même temps. Ils peuvent être confrontés aux distractions, au stress, à la fatigue et aux comportements dangereux des autres usagers au cours d’un même trajet.
Le sondage suggère donc qu’une amélioration durable de la sécurité routière passe par une meilleure compréhension de la réalité actuelle de la conduite. Elle nécessite aussi davantage de sensibilisation, d’éducation et d’outils permettant aux automobilistes de maintenir leur vigilance.
Une bonne préparation avant le départ, le respect des limites de vitesse, l’élimination des distractions et la prise de pauses lors des longs trajets demeurent des gestes simples pouvant contribuer à réduire les risques.
Source : Mouvement Desjardins
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Date de parution : 2026-07-22
Nombre de consultations depuis la parution : 1360
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Publié par : Mon Index