- Plus de 4 M$ investis pour renforcer la méthode d’intervention SEXTO.
- 2,4 M$ destinés aux procureurs aux poursuites criminelles et pénales.
- 1 M$ pour la formation des policiers et la coordination provinciale.
- 650 000 $ pour la prévention auprès des jeunes et des parents.
Un phénomène préoccupant chez les jeunes
Le gouvernement du Québec annonce de nouveaux investissements pour lutter contre le sextage et le partage d’images intimes sans consentement chez les jeunes. Ces comportements, qui prennent de l’ampleur avec l’utilisation des technologies numériques, peuvent entraîner des conséquences importantes pour les victimes.
Afin de mieux prévenir ces situations et d’y intervenir rapidement, le gouvernement renforce la méthode d’intervention SEXTO, déjà utilisée dans les écoles et par les services policiers.
Une approche coordonnée entre plusieurs acteurs
La méthode SEXTO repose sur une collaboration étroite entre les milieux scolaires, policiers et judiciaires. Elle permet d’intervenir rapidement lorsqu’un incident est signalé, afin de limiter la diffusion des images et d’accompagner les victimes.
Cette approche vise également à sensibiliser les jeunes aux conséquences graves et parfois criminelles du partage d’images intimes sans consentement. L’objectif est de prévenir les incidents, mais aussi de mieux soutenir les personnes touchées.
Des investissements pour renforcer la prévention
Le gouvernement prévoit un investissement total de plus de 4 millions de dollars pour intensifier le recours à la méthode SEXTO partout au Québec.
Répartition des investissements :
- 2,4 millions de dollars pour soutenir le travail des procureurs aux poursuites criminelles et pénales
- 1 million de dollars pour la formation des policiers et la coordination provinciale
- 650 000 dollars pour renforcer les stratégies de prévention auprès des jeunes et des parents
Ces mesures permettront d’améliorer la rapidité d’intervention et de renforcer les efforts de sensibilisation dans les écoles.
Un outil déjà déployé à l’échelle du Québec
Créée en 2016 par le Service de police de la Ville de Saint-Jérôme et le Directeur des poursuites criminelles et pénales, la méthode SEXTO a été progressivement déployée à l’échelle provinciale.
Depuis le printemps 2025, elle est opérationnelle sur l’ensemble du territoire desservi par les corps policiers municipaux et la Sûreté du Québec.
Cette initiative s’inscrit dans le Plan d’action concerté pour prévenir et contrer l’intimidation et la cyberintimidation 2025-2030, qui dispose d’une enveloppe globale de 15 millions de dollars sur cinq ans.
Un objectif : mieux protéger les jeunes
Les autorités soulignent que le sextage et le partage d’images intimes peuvent avoir des impacts importants sur l’estime de soi, le sentiment de sécurité et la santé mentale des victimes.
Le gouvernement souhaite donc agir à la fois en prévention et en intervention, en mobilisant les écoles, les familles et les services publics.
Cette approche vise à créer des milieux plus sécuritaires pour les jeunes et à réduire les comportements à risque liés à l’utilisation des technologies numériques.
Source : Cabinet du ministre de la Sécurité publique