- Ressource transitoire spécialisée en santé mentale et itinérance.
- 12 places mixtes orientées par le réseau et les organismes.
- Financement récurrent de 500 000 $ par an dès 2026-2027.
- Séjour moyen d’environ trois mois.
Une réponse ciblée à des besoins urgents
La ministre de la Santé du Québec, Sonia Bélanger, a annoncé l’ouverture officielle du PRISM Nord, une nouvelle ressource d’hébergement transitoire destinée aux personnes en situation d’itinérance présentant des troubles de santé mentale. Cette initiative vise à combler un manque important de services pour une clientèle particulièrement vulnérable au cœur de la métropole.
Pour souligner l’importance de ce projet, la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire, Chantal Rouleau, ainsi que la députée d’Anjou-Louis-Riel, Karine Boivin Roy, étaient également présentes. Elles ont insisté sur la nécessité de solutions concrètes et coordonnées pour lutter efficacement contre l’itinérance et ses conséquences humaines et sociales.
Un milieu structuré favorisant le rétablissement
Le PRISM Nord offre un environnement stable et encadré combinant hébergement et services spécialisés. Les résidents ont accès à des soins psychiatriques, à des soins infirmiers ainsi qu’à un accompagnement psychosocial adapté à leurs besoins.
La ressource compte 12 places mixtes destinées à des personnes orientées par le réseau de la santé et des services sociaux ou par des organismes communautaires. L’objectif principal est de soutenir ces personnes dans leur cheminement vers un logement permanent et une meilleure autonomie.
Un financement récurrent de 500 000 dollars à partir de l’année financière 2026-2027 assurera la continuité des services et la pérennité du projet.
Une collaboration entre réseau public et communautaire
Le PRISM Nord est le fruit d’une collaboration étroite entre plusieurs partenaires. Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Nord-de-l’Île-de-Montréal, la Mission Old Brewery et l’organisme L’Espace la Traversée ont uni leurs expertises pour concrétiser cette initiative.
L’Espace la Traversée a notamment fourni les locaux nécessaires, tandis que les organismes communautaires contribuent à l’accompagnement quotidien des résidents. Cette complémentarité entre les milieux public et communautaire est considérée comme un élément clé du succès du programme.
Un maillon entre la rue, les soins et le logement
Selon la ministre Chantal Rouleau, chaque nouvelle ressource constitue une avancée importante dans la lutte contre l’itinérance. Le PRISM Nord agit comme un pont entre la vie à la rue, l’accès aux soins et l’intégration dans un logement stable.
En offrant un cadre sécuritaire et des services coordonnés, la ressource vise à transformer durablement la trajectoire de vie des personnes hébergées. La députée Karine Boivin Roy a souligné que ce type de milieu donne aux personnes vulnérables une véritable chance de se reconstruire et d’envisager un avenir plus serein.
Le modèle PRISM déjà éprouvé au Québec
Le PRISM, pour Projet de réaffiliation en itinérance et santé mentale, est un programme d’hébergement transitoire déjà implanté dans plusieurs villes, notamment Montréal, Québec et Sherbrooke. Il est généralement offert pour une durée moyenne d’environ trois mois.
Des études indiquent qu’entre 63 % et 81 % des participants vivent toujours en logement un an après avoir complété le programme. Cette stabilité résidentielle s’accompagne souvent d’une amélioration notable de la qualité de vie et du bien-être global.
Une initiative inscrite dans les plans gouvernementaux
L’ouverture du PRISM Nord s’inscrit dans le Plan d’action interministériel en santé mentale 2022-2026 ainsi que dans le Plan d’action interministériel en itinérance 2021-2026. Ces stratégies visent à offrir un soutien personnalisé, des évaluations psychiatriques régulières et des soins continus aux personnes vivant des situations complexes.
En misant sur la coordination des services et sur des solutions adaptées aux réalités du terrain, le gouvernement souhaite renforcer le filet social et améliorer la prise en charge des personnes en situation d’itinérance.
Un espoir pour les personnes les plus vulnérables
Pour la ministre Sonia Bélanger, ce projet illustre l’importance d’investir dans des solutions innovantes et humaines. Elle estime que l’union des efforts du réseau public, du milieu communautaire et des partenaires locaux est essentielle pour offrir des perspectives réelles de rétablissement.
Le PRISM Nord représente ainsi une nouvelle étape dans la lutte contre l’itinérance au Québec, en proposant un modèle qui combine soins, stabilité et accompagnement vers l’autonomie.
Source : Cabinet de la ministre de la Santé