- L’économie de la Saskatchewan et de l’Alberta devrait croître de 2,0 % en 2026.
- Le Québec enregistrerait une croissance de seulement 0,7 %.
- L’Ontario devrait afficher une progression économique de 0,8 %.
- La renégociation de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique demeure un facteur clé pour l’économie.
L’incertitude commerciale pèse sur l’économie canadienne
L’évolution économique des provinces canadiennes demeure étroitement liée au contexte commercial international et aux décisions politiques qui influencent les échanges. C’est ce qui ressort d’une nouvelle étude publiée par Signal49 Recherche, anciennement connu sous le nom de Conference Board du Canada.
Selon les économistes de l’organisation, l’année 2026 sera déterminante pour l’économie canadienne, notamment en raison de la renégociation prévue de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique. L’issue de ces discussions pourrait avoir des effets importants sur les exportations et sur la confiance des entreprises.
L’incertitude entourant les politiques commerciales contribue déjà à freiner les investissements et les dépenses de consommation dans plusieurs régions du pays.
Les tendances démographiques influencent le marché du travail
Outre les enjeux commerciaux, les changements démographiques devraient également jouer un rôle majeur dans l’évolution des économies provinciales.
Après plusieurs années marquées par une forte croissance de la population, la réduction des cibles d’immigration commence déjà à ralentir l’augmentation démographique. Cette situation pourrait avoir des effets sur la disponibilité de la main-d’œuvre et sur la dynamique des marchés du travail au cours des prochaines années.
Dans certaines provinces, le vieillissement de la population accentue aussi la pression sur l’emploi et sur la croissance économique.
L’Ouest canadien soutenu par les ressources naturelles
Les provinces de l’Ouest devraient afficher certaines des meilleures performances économiques en 2026.
En Saskatchewan, la production agricole solide et les investissements dans l’extraction de la potasse et de l’uranium devraient soutenir l’économie. Des projets majeurs, comme la mine de potasse Jansen et le projet d’uranium Rook 1, devraient contribuer à la croissance. Le produit intérieur brut de la province devrait progresser de 2,0 %.
L’Alberta devrait également enregistrer une croissance de 2,0 %, soutenue par la vigueur du secteur des ressources naturelles et par une croissance démographique relativement favorable. La migration internationale et interprovinciale devrait maintenir les dépenses des ménages à un niveau élevé à court terme.
Des perspectives contrastées dans les provinces atlantiques
Dans l’Est du pays, les perspectives économiques varient selon les provinces.
Terre-Neuve-et-Labrador pourrait bénéficier d’une reprise de la production pétrolière, ce qui placerait la province parmi les économies les plus dynamiques à court terme. Son PIB devrait augmenter de 1,8 % en 2026.
À l’Île-du-Prince-Édouard, la croissance de l’emploi et la popularité des voyages intérieurs devraient soutenir l’activité économique. Le PIB devrait progresser de 1,3 %.
En Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, la croissance devrait être plus modérée, notamment en raison d’un ralentissement démographique et d’un nombre limité de nouveaux projets d’investissement. La croissance économique devrait atteindre respectivement 1,2 % et 1,0 %.
Une reprise modérée dans l’Ouest et au centre du pays
En Colombie-Britannique, les exportations d’énergie devraient soutenir une reprise économique modérée, notamment grâce aux premières livraisons de LNG Canada amorcées en 2025. L’investissement dans les projets énergétiques devrait également stimuler l’activité économique. Le PIB de la province devrait croître de 1,7 % en 2026.
Au Manitoba, la croissance économique devrait atteindre 1,4 %. Des projets importants, dont le nouveau siège social d’Action cancer Manitoba et des installations de captage du carbone, devraient contribuer à stimuler l’investissement.
Ontario et Québec freinés par les tensions commerciales
Les perspectives économiques sont plus modestes dans les deux provinces les plus populeuses du pays.
En Ontario, les droits de douane et les tensions commerciales continuent de créer de l’incertitude dans le secteur manufacturier, en particulier dans les industries de l’automobile et de l’acier. Le PIB de la province devrait croître de 0,8 % en 2026.
Au Québec, les effets des tarifs sur l’acier, l’aluminium et les produits forestiers pourraient également ralentir l’économie. Le resserrement des politiques migratoires risque aussi d’influencer la croissance démographique.
Malgré ces défis, les revenus des ménages et un niveau d’épargne relativement élevé devraient soutenir les dépenses de consommation. L’économie québécoise devrait néanmoins afficher une croissance limitée de 0,7 % en 2026.
Des facteurs mondiaux à surveiller
Les prévisions de Signal49 Recherche ont été finalisées avant l’escalade d’un conflit armé impliquant l’Iran à la fin février 2026. L’impact économique de cette situation dépendra notamment de la durée des perturbations sur les marchés énergétiques.
Une hausse des prix du pétrole pourrait accentuer les pressions inflationnistes au Canada et augmenter le coût de la vie pour les consommateurs. À l’inverse, certaines provinces productrices de pétrole pourraient profiter d’une hausse de leurs revenus énergétiques.
Source : Signal49 Recherche