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La FCEI réfute cinq mythes persistants sur le Programme des travailleurs étrangers temporaires au Canada
La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) publie une nouvelle note de recherche qui corrige plusieurs idées fausses concernant le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) et rappelle son importance pour les PME canadiennes.

Un programme souvent mal compris
La FCEI met en lumière les réalités du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) à travers une nouvelle étude intitulée Les travailleurs étrangers temporaires au Canada : mythes et réalités. L’organisme souhaite rétablir les faits sur un programme souvent critiqué à tort, alors qu’il joue un rôle clé dans la survie et la compétitivité de nombreuses petites et moyennes entreprises.
Selon la FCEI, le débat public autour du PTET s’est considérablement envenimé ces derniers mois. Certaines perceptions, jugées injustes, tendent à diaboliser les entreprises qui y ont recours. Pourtant, le programme demeure un outil essentiel pour combler des pénuries de main-d’œuvre persistantes dans des secteurs où les Canadiens refusent souvent les postes offerts.
Des entreprises injustement critiquées
Pour Jasmin Guénette, vice-président des Affaires nationales à la FCEI, le discours actuel ne reflète pas la réalité du terrain : « Le programme des travailleurs étrangers temporaires est devenu un bouc émissaire dans le débat public. Or, les PME ont de nombreuses raisons légitimes d’y recourir. Les travailleurs temporaires ne remplacent pas les Canadiens, ils comblent des postes essentiels que personne d’autre ne veut occuper. »
La FCEI rappelle que les travailleurs étrangers coûtent plus cher à embaucher que les travailleurs locaux, en raison des frais administratifs, des démarches légales et des exigences réglementaires du programme. Ces travailleurs contribuent souvent à stabiliser les entreprises, tout en soutenant l’emploi de Canadiens déjà en poste.
Cinq mythes démontés par la recherche
L’étude publiée par la FCEI s’attaque directement à cinq idées reçues : que les employeurs s’appuient trop sur le PTET, que les travailleurs étrangers volent des emplois aux Canadiens, qu’ils font baisser les salaires, qu’ils exacerbent la crise du logement et que leurs conditions de travail sont largement abusives.
Selon la FCEI, ces affirmations ne reposent sur aucune donnée solide. Le PTET est conçu pour protéger les travailleurs canadiens, et non pour les remplacer. Les employeurs doivent prouver qu’aucun candidat canadien n’est disponible avant de recruter un travailleur étranger, et ils doivent assumer des coûts supplémentaires pour ce processus. Restreindre ce programme, selon la FCEI, reviendrait à fragiliser des PME déjà confrontées à des défis économiques majeurs.
Des effets positifs sur l’économie locale
Les données présentées dans la note de recherche appuient le rôle constructif du programme. Plus de la moitié (52 %) des propriétaires de PME qui utilisent le PTET affirment que celui-ci leur permet de continuer à employer des Canadiens et de maintenir leurs activités. De plus, un sondage d’Emploi et Développement social Canada (EDSC) révèle qu’un employeur sur cinq estime que l’embauche de travailleurs étrangers temporaires a favorisé l’embauche de travailleurs canadiens supplémentaires.
Pour la FCEI, ces chiffres démontrent que le programme contribue à la vitalité économique du pays en soutenant la production, les services essentiels et les chaînes d’approvisionnement.
Des recommandations pour un programme plus efficace
Afin de consolider le PTET et d’assurer sa pérennité, la FCEI propose plusieurs mesures aux décideurs politiques. Elle recommande de préserver le programme tout en l’adaptant au marché du travail, d’éviter la propagation de fausses informations et de faciliter le maintien au Canada des travailleurs étrangers déjà en poste grâce à une clause grand-père.
L’organisation suggère également la création d’une voie d’accès à la résidence permanente pour les travailleurs qualifiés qui respectent les lois, accumulent une expérience canadienne et paient des impôts. Enfin, elle appelle à réduire le fardeau administratif du PTET et à consulter davantage les employeurs avant toute réforme.
La FCEI, un acteur clé pour les PME canadiennes
Fondée il y a plus de 50 ans, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante représente 100 000 membres issus de tous les secteurs et régions du pays. Son mandat consiste à défendre les intérêts des petites et moyennes entreprises auprès des gouvernements, à leur fournir des outils adaptés et à leur offrir des avantages économiques exclusifs.
La FCEI réaffirme sa volonté de collaborer avec les autorités fédérales et provinciales pour garantir que le PTET reste un mécanisme flexible, équitable et essentiel au maintien de la compétitivité canadienne.
Source : Fédération canadienne de l’entreprise indépendante
Ressources et références
Date de parution : 2025-10-22
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Publié par : Mon Index