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Le marché immobilier canadien devrait rester modéré en 2026
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Le marché immobilier canadien devrait rester modéré en 2026

L’activité sur le marché canadien de l’habitation devrait demeurer modérée en 2026, selon les nouvelles prévisions de la Société canadienne d’hypothèques et de logement. Les coûts d’emprunt élevés, l’incertitude économique, le ralentissement démographique et la faible croissance des revenus continueront de limiter la demande.

Le marché immobilier canadien devrait rester modéré en 2026
Une demande de logements toujours limitée en 2026

Le marché canadien de l’habitation devrait connaître une autre année relativement calme en 2026. Dans sa mise à jour de mi-année des Perspectives du marché de l’habitation, la Société canadienne d’hypothèques et de logement prévoit que plusieurs facteurs continueront de freiner les acheteurs.

Les coûts d’emprunt demeurent élevés pour de nombreux ménages, tandis que la croissance des revenus reste modeste. Le ralentissement de la croissance démographique réduit également la formation de nouveaux ménages et, par conséquent, la demande pour des propriétés et des logements locatifs.

L’incertitude économique continue aussi d’influencer les décisions des consommateurs. Plusieurs acheteurs potentiels pourraient préférer reporter leur projet immobilier en attendant une amélioration des conditions financières et économiques.

La SCHL publie des prévisions nationales ainsi que des perspectives détaillées pour 18 grands marchés canadiens.

Des prix en baisse avant une reprise modeste

Comme la demande demeure limitée, la SCHL prévoit une baisse des prix des habitations à l’échelle nationale en 2026. Cette diminution ne devrait toutefois pas être uniforme dans toutes les provinces et toutes les villes.

Une reprise modeste de la croissance des prix est attendue en 2027 et en 2028, à mesure que les conditions économiques et les possibilités d’emprunt s’amélioreront. Les ventes devraient également se redresser progressivement jusqu’à la fin de 2028.

Malgré cette reprise anticipée, le nombre de transactions devrait demeurer inférieur aux niveaux moyens observés au cours de la dernière décennie. Selon la SCHL, les baisses de prix enregistrées jusqu’à maintenant n’ont pas suffi à ramener un grand nombre d’acheteurs sur le marché.

L’abordabilité demeure problématique puisque les prix des propriétés, les taux hypothécaires et le coût de la vie restent élevés par rapport aux revenus des ménages.

Des différences importantes entre les régions

Les conditions du marché devraient varier considérablement d’une région à l’autre. Les provinces des Prairies devraient continuer de connaître une activité relativement soutenue, avec des ventes élevées et les hausses de prix les plus importantes au pays.

Au Québec, les conditions seraient plus équilibrées entre les acheteurs et les vendeurs. La SCHL prévoit donc de modestes augmentations de prix plutôt qu’une forte hausse ou une baisse marquée.

La situation devrait être plus difficile en Ontario et en Colombie-Britannique. Dans ces deux provinces, les problèmes d’abordabilité demeurent particulièrement importants, notamment dans les grands centres urbains.

L’activité immobilière pourrait ainsi continuer de s’affaiblir dans plusieurs marchés de l’Ontario et de la Colombie-Britannique, où les propriétés demeurent coûteuses malgré certains ajustements de prix.

Un ralentissement attendu des mises en chantier

La construction résidentielle devrait également ralentir durant la période de prévision. Les constructeurs doivent composer avec une demande plus faible, des coûts de construction élevés et des stocks importants de logements déjà construits ou en cours de réalisation.

Les mises en chantier devraient demeurer particulièrement faibles par rapport aux moyennes historiques en Ontario et en Colombie-Britannique. Le marché des copropriétés serait l’un des secteurs les plus touchés par cette diminution.

Dans les Prairies et au Québec, la construction devrait aussi ralentir après avoir atteint des niveaux élevés au cours des dernières années. Les promoteurs pourraient hésiter à lancer de nouveaux projets tant que les logements existants ne seront pas absorbés par le marché.

Selon la SCHL, le secteur de la construction doit maintenant tenir compte de l’affaiblissement de la demande et des stocks accumulés dans certains marchés.

Le marché locatif devrait continuer de se détendre

La construction de logements locatifs devrait diminuer graduellement après les sommets observés en 2025. La SCHL souligne toutefois qu’il sera important de maintenir une offre suffisante de logements neufs pour répondre aux besoins futurs.

L’amélioration prévue de l’économie vers la fin de la période de prévision pourrait entraîner l’arrivée de nouveaux ménages locataires. Une baisse trop importante de la construction actuelle pourrait donc créer de nouvelles pressions sur l’offre au cours des prochaines années.

À court terme, le marché locatif devrait néanmoins continuer de se détendre grâce à l’augmentation du nombre de logements disponibles, particulièrement dans les grands centres.

Les taux d’inoccupation devraient augmenter dans des marchés comme Toronto, Vancouver et Montréal. Cette évolution pourrait ralentir la croissance moyenne des loyers, surtout pour les logements nouvellement offerts sur le marché.

Dans les Prairies, les loyers pourraient continuer d’augmenter légèrement en raison d’une demande plus forte que dans plusieurs autres régions du pays.

L’abordabilité restera un défi pour les ménages

Même si les loyers pourraient augmenter moins rapidement dans certains marchés, ils demeureront élevés par rapport aux revenus. Les problèmes d’abordabilité continueront donc de toucher autant les locataires que les acheteurs.

La croissance économique canadienne devrait rester lente en 2026. Elle sera principalement soutenue par les dépenses des consommateurs, les investissements publics et les exportations.

La SCHL souligne toutefois que l’incertitude demeure importante. Les tensions géopolitiques pourraient provoquer une hausse temporaire de l’inflation, tandis que les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis continuent d’influencer les investissements des entreprises et les décisions d’embauche.

Selon Kevin Hughes, économiste en chef adjoint à la SCHL, les conditions devraient s’améliorer à moyen terme. Le marché de l’habitation et la construction résidentielle devraient cependant rester freinés à court terme par les coûts d’emprunt, la faiblesse de la demande et les stocks élevés.

Source : Société canadienne d’hypothèques et de logement


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Date de parution : 2026-07-22

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