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Jardinage en juin : un moment idéal pour cultiver le bien-être, la nature… et l’économie locale
Alors que le mois de juin s’installe, c’est le moment parfait pour se (re)lancer dans le jardinage. Accessible à tous, cette activité procure autant de bienfaits pour la santé physique et mentale que pour l’environnement et l’économie locale. Conseils d’experts, bonnes pratiques, choix de végétaux québécois : tout est en place pour une saison florissante.

Jardiner : un plaisir sensoriel et thérapeutique
Le jardinage, bien plus qu’un passe-temps, est devenu un refuge bienfaisant en période d’incertitude. Voir pousser ses légumes, sentir les arômes de basilic ou s’émerveiller devant une floraison sont autant d’expériences sensorielles qui ramènent à l’essentiel. Cette activité douce permet aussi de réduire significativement le stress. Des études démontrent qu’un simple contact de 20 minutes avec la nature diminue le taux de cortisol, l’hormone du stress. En prime, une heure de jardinage par semaine suffit pour constater des effets positifs sur la forme physique, l’équilibre mental et même la mémoire.
Une activité à la portée de tous
Juin est un mois idéal pour jardiner, même pour les débutants. Avec l’aide de professionnels comme Émilie Gabias (Gauthier Fleurs et Jardins) et Mathieu Hodgson (Le Jardinier paresseux), il devient facile de bien planifier ses aménagements. Avant de planter, il est recommandé d’évaluer l’ensoleillement de son terrain et de viser un emplacement plat, facile d’accès et proche d’un point d’eau. Il est préférable de choisir une petite surface bien entretenue plutôt qu’un grand jardin difficile à gérer. La planification est la clé d’un jardin agréable… et durable.
Trucs d’experts pour un jardin sans tracas
Les experts suggèrent une méthode simple pour préparer le sol : recouvrir la surface de papier journal ou kraft, ajouter 20 cm de bonne terre, puis planter. Ce procédé limite les mauvaises herbes et améliore la qualité du sol. Le choix des plantes, lui, doit être guidé par les conditions locales. Plutôt que de modifier son sol, il est plus judicieux d’opter pour des végétaux qui s’adaptent naturellement aux conditions de lumière, de drainage ou de pH. Cela permet de réduire l’entretien et d’assurer une meilleure reprise.
Côté potager, les plants de tomates, poivrons, courgettes ou basilic sont à privilégier pour une première expérience, tandis que les haricots, carottes et radis peuvent être semés directement. Dans les plates-bandes, on recommande des vivaces comme les échinacées ou les heuchères, ainsi que des arbustes tels que les spirées dentelées ou les hibiscus. Les fleurs annuelles, pour leur part, offrent un feu d’artifice coloré tout en attirant les pollinisateurs. Le géranium odorant, par exemple, repousse les moustiques tout en décorant avec élégance balcons et terrasses.
Adopter les bons gestes pour une réussite durable
Respecter les instructions de plantation est essentiel : profondeur, espacement et arrosage sont à ajuster selon chaque espèce. Pour les semences, il faut semer dans un sol meuble, couvrir légèrement, tasser puis arroser doucement. Le paillis joue aussi un rôle important : qu’il s’agisse de feuilles déchiquetées, de paille ou de bois fragmenté, il conserve l’humidité, empêche les mauvaises herbes, protège les racines et enrichit la terre au fil du temps. Moins d’entretien, moins d’arrosage, et plus de résultats !
Se faire accompagner pour mieux jardiner
Pour ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances, les jardineries et horticulteurs locaux offrent un accompagnement personnalisé et gratuit. Ces experts partagent des conseils adaptés à chaque situation, qu’il s’agisse de la nature du sol, du choix des plantes ou des techniques d’arrosage. Plusieurs ressources en ligne sont également accessibles, comme dujardindansmavie.com pour l’inspiration, arroserfute.quebecvert.com pour des astuces d’arrosage écoresponsable, ou encore pelousedurable.quebecvert.com pour entretenir sa pelouse de manière écologique.
Jardiner local, un choix sensé pour l’économie et la planète
En choisissant des plantes cultivées au Québec, on encourage une industrie bien enracinée, qui génère plus de 40 000 emplois et 2,7 milliards $ en retombées économiques. Ces végétaux sont non seulement adaptés à notre climat, mais aussi plus résistants, plus faciles à entretenir et dotés d’une empreinte carbone réduite puisqu’ils voyagent moins. Jardiner local, c’est donc aussi poser un geste concret pour l’environnement et pour notre collectivité.
Source : Table filière de l’horticulture ornementale
Ressources et références
Date de parution : 2025-06-04
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Publié par : Mon Index