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Intelligence artificielle à l'école : 75 % des étudiants canadiens l'utilisent pour leurs travaux
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Intelligence artificielle à l'école : 75 % des étudiants canadiens l'utilisent pour leurs travaux

L'intelligence artificielle générative est déjà bien installée dans le quotidien scolaire des étudiants canadiens. Un nouveau sondage de KPMG révèle que 75 % l'utilisent pour leurs travaux, mais que plusieurs étudiants et éducateurs s'inquiètent de ses effets sur la pensée critique et du manque de formation pour l'utiliser adéquatement.

Intelligence artificielle à l'école : 75 % des étudiants canadiens l'utilisent pour leurs travaux
Trois étudiants sur quatre utilisent déjà l'IA

L'intelligence artificielle générative s'est rapidement imposée dans les établissements d'enseignement canadiens. Selon un nouveau sondage de KPMG au Canada, 75 % des étudiants interrogés utilisent des outils d'IA générative dans le cadre de leurs travaux scolaires.

Pour plusieurs, cette utilisation est devenue fréquente. Près de 70 % des étudiants disent se servir de l'IA à l'école au moins quelques fois par semaine. Plus des trois quarts considèrent également que ces outils ont amélioré la qualité de leurs travaux scolaires, tandis que 81 % estiment que l'IA les a aidés à mieux comprendre la matière enseignée.

Cette adoption rapide pose toutefois un nouveau défi aux établissements d'enseignement : apprendre aux étudiants à utiliser ces technologies sans qu'elles remplacent certaines compétences essentielles à leur apprentissage.

La formation ne progresse pas aussi rapidement

Alors que trois étudiants sur quatre utilisent l'IA générative, seulement 53 % affirment avoir reçu une formation officielle concernant son utilisation responsable dans le cadre de leurs études.

Du côté des éducateurs, seulement 46 % considèrent que les étudiants reçoivent actuellement suffisamment de formation sur l'utilisation responsable de l'intelligence artificielle.

Le besoin d'un meilleur encadrement semble d'ailleurs faire relativement consensus. Environ 79 % des éducateurs pensent que l'utilisation responsable et éthique de l'IA devrait être enseignée explicitement aux étudiants. De leur côté, 70 % des étudiants souhaitent que les établissements offrent davantage de cours sur la manière d'utiliser l'IA générative.

La pensée critique au cœur des préoccupations

Malgré les avantages que les étudiants attribuent à l'intelligence artificielle, plusieurs reconnaissent également certains effets négatifs.

Plus de la moitié des étudiants interrogés, soit 51 %, affirment que leur pensée critique s'est détériorée depuis qu'ils ont commencé à utiliser l'IA.

Une proportion encore plus importante, soit 69 %, croit que d'autres étudiants utilisent ces technologies pour éviter complètement d'avoir à exercer leur pensée critique. Les éducateurs partagent largement cette inquiétude : 89 % estiment qu'en l'absence d'un encadrement approprié, les étudiants risquent de développer des habitudes problématiques pouvant nuire à leur apprentissage.

L'enjeu ne serait donc plus simplement de déterminer si l'IA devrait être utilisée en classe, mais plutôt de trouver une façon de l'intégrer sans qu'elle devienne un substitut à la réflexion, à l'analyse et au jugement personnel.

L'IA oblige à repenser les évaluations

Les éducateurs commencent eux aussi à intégrer l'intelligence artificielle dans leur travail. Environ 46 % disent l'utiliser au moins quelques fois par semaine.

Parmi les éducateurs interrogés, 77 % affirment également que cette technologie a modifié leur façon d'évaluer les apprentissages des étudiants.

L'arrivée de ces outils soulève toutefois des questions importantes concernant l'intégrité académique.

Le sondage montre notamment un écart de perception entre les étudiants et leurs enseignants. Environ 72 % des éducateurs considèrent que l'utilisation de l'IA générative pour aider à effectuer des travaux scolaires constitue de la tricherie. Seulement 50 % des étudiants partagent cette opinion.

Paradoxalement, 67 % des étudiants indiquent qu'ils douteraient des résultats obtenus si leur enseignant utilisait lui-même l'intelligence artificielle pour évaluer leurs travaux.

Les écoles préparent-elles suffisamment les étudiants?

L'utilisation de l'intelligence artificielle ne devrait pas se limiter aux années d'études. Ces technologies prennent également une place croissante dans plusieurs milieux professionnels.

Pourtant, 59 % des éducateurs interrogés ne croient pas que le système d'éducation canadien prépare adéquatement les étudiants à évoluer dans un environnement professionnel où l'IA deviendra un outil de travail courant.

KPMG estime que les établissements devront notamment continuer à développer chez les étudiants la capacité d'analyser des problèmes complexes, de défendre leurs idées, de collaborer et d'exercer leur propre jugement.

Les méthodes d'évaluation pourraient également évoluer, notamment avec davantage de discussions interactives, d'évaluations orales et de projets permettant de vérifier la compréhension réelle des étudiants.

Un risque d'inégalités entre les étudiants

L'accès aux outils d'intelligence artificielle soulève également une question d'équité.

Près du quart des étudiants interrogés paient maintenant pour accéder à des outils d'IA afin de les aider dans leurs études. Près de la moitié considèrent que les étudiants qui peuvent payer pour ces services bénéficient d'un avantage scolaire par rapport à ceux qui utilisent uniquement des solutions gratuites.

Cette situation préoccupe fortement les éducateurs. Environ 84 % craignent qu'un accès inégal aux outils d'IA et à la formation nécessaire pour bien les utiliser contribue à créer ou à accentuer certaines inégalités en éducation.

Une technologie déjà incontournable dans les études

Le sondage montre finalement que l'intelligence artificielle n'est plus une technologie marginale dans les établissements d'enseignement. Elle fait déjà partie des habitudes d'une grande proportion des étudiants.

Le défi consiste maintenant à déterminer comment profiter de ses avantages tout en préservant les compétences que l'éducation cherche justement à développer, notamment la pensée critique, le raisonnement, la créativité et le jugement.

Le sondage a été réalisé entre le 22 juillet et le 5 août 2026 auprès de Canadiens fréquentant ou travaillant dans des établissements universitaires, collégiaux, professionnels ou secondaires. Parmi les étudiants interrogés, 47 % fréquentaient l'université, 25 % le collège, 12 % poursuivaient des études postuniversitaires ou à temps partiel, 12 % fréquentaient l'école secondaire et 4 % étudiaient dans un établissement technique, professionnel ou de métiers spécialisés.

Source : KPMG au Canada


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Date de parution : 2026-09-04

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Publié par : Mon Index

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