- Multiplication des faux sites Web et publicités trompeuses.
- Utilisation de l’intelligence artificielle et des hypertrucages.
- Hausse des plaintes liées au commerce en ligne.
- Les consommateurs disposent de recours en cas de fraude.
Des fraudes en ligne de plus en plus sophistiquées
L’Office de la protection du consommateur met en garde la population contre des stratagèmes frauduleux de plus en plus élaborés utilisés par certains vendeurs en ligne. Faux témoignages, publicités truquées, sites Web frauduleux et produits prétendument locaux font partie des tactiques employées pour inciter les consommateurs à acheter.
Ces pratiques visent souvent à tromper les consommateurs ou à leur soutirer des informations personnelles ou financières. Dans certains cas, les consommateurs reçoivent des produits de mauvaise qualité. Dans d'autres situations, aucun produit n’est livré.
L’intelligence artificielle au service des fraudeurs
Selon l’Office, plusieurs commerçants frauduleux utilisent désormais l’intelligence artificielle et l’hypertrucage, aussi appelé deepfake, pour créer des contenus trompeurs. Des vidéos, photos et témoignages ultraréalistes sont ainsi générés pour donner une apparence de crédibilité.
Certains fraudeurs vont jusqu’à utiliser l’image de personnalités connues sans autorisation afin de rassurer les acheteurs potentiels. Ces techniques rendent parfois difficile la distinction entre un site légitime et une fraude.
Cette évolution technologique contribue à la multiplication de stratagèmes plus convaincants et plus difficiles à détecter.
Le dropshipping trompeur en hausse
L’Office souligne également l’augmentation de la vente tripartite à livraison directe, aussi appelée dropshipping. Certains commerçants prétendent vendre des produits fabriqués au Québec ou au Canada, alors qu’ils proviennent en réalité de fournisseurs étrangers.
Dans ce modèle, l’entreprise agit comme intermédiaire et transfère la commande à un fournisseur outre-mer qui expédie directement le produit au consommateur. Souvent, les consommateurs paient des prix élevés pour des produits de qualité inférieure.
Cette pratique peut également entraîner des délais de livraison importants et des difficultés pour obtenir un remboursement.
Des promotions trompeuses sur les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux sont devenus un terrain fertile pour les fraudes. Plusieurs publicités annoncent des ventes de fermeture, des liquidations importantes ou des boutiques éphémères.
Dans certains cas, les rabais annoncés sont trompeurs, les prix ayant été gonflés au préalable. Ces stratégies visent à créer un sentiment d’urgence afin d’inciter les consommateurs à acheter rapidement sans effectuer de vérifications.
Les profils de ces commerçants contiennent souvent peu d’informations ou des coordonnées vagues.
Des recours pour les consommateurs
L’Office rappelle que les consommateurs disposent de certains recours en cas de fraude ou de pratiques trompeuses.
- La Loi sur la protection du consommateur prévoit le droit à la rétrofacturation.
- Les achats payés par carte de crédit peuvent être contestés.
- Les consommateurs peuvent déposer une plainte auprès de l’Office.
- Des vérifications simples peuvent réduire les risques.
Avant d’effectuer un achat en ligne, l’Office recommande notamment de rechercher des avis sur l’entreprise, vérifier les coordonnées du commerçant, lire les conditions de vente et tenter de joindre l’entreprise.
Ces précautions peuvent aider à éviter des pertes financières et des situations désagréables.
Face à la croissance du commerce en ligne et à l’évolution rapide des stratagèmes frauduleux, l’Office de la protection du consommateur encourage les consommateurs à faire preuve de vigilance et à effectuer des vérifications avant tout achat.
Source : Office de la protection du consommateur