- Les nouvelles mesures entreront en vigueur le 5 juin 2026 pour une période d’un an.
- Les substances visées sont la spirobrorphine, la spirochlorphine et le précurseur chimique R 29676.
- Le R 29676 a déjà été intercepté à la frontière canadienne.
- Ces substances sont associées au marché des opioïdes synthétiques illégaux.
- Les nouvelles règles visent à renforcer les interventions des autorités frontalières et policières.
Des mesures pour freiner les drogues synthétiques
Santé Canada met en place de nouveaux contrôles temporaires en vertu de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances afin de limiter l’entrée au pays de substances liées aux opioïdes synthétiques. Les mesures concernent deux opioïdes synthétiques, la spirobrorphine et la spirochlorphine, ainsi que le précurseur chimique R 29676.
Selon le gouvernement fédéral, ces substances représentent des risques importants pour la santé et la sécurité publique. Elles pourraient être utilisées par des organisations criminelles dans la fabrication et la distribution de drogues illégales particulièrement puissantes et dangereuses.
Des saisies déjà effectuées à la frontière
Les autorités canadiennes indiquent que du R 29676 a déjà été intercepté par l’Agence des services frontaliers du Canada en quantité suffisante pour produire de grandes quantités d’opioïdes synthétiques. De la spirochlorphine aurait également été détectée à la frontière canadienne, tandis que la spirobrorphine a été observée dans d’autres pays.
Le gouvernement affirme que ces nouvelles mesures permettront aux forces policières et aux services frontaliers de mieux intervenir contre l’importation, la production et le trafic de ces substances. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Plan frontalier du Canada et des efforts visant à lutter contre la crise des opioïdes.
Une crise toujours préoccupante
La ministre de la Santé, Marjorie Michel, a souligné que les opioïdes synthétiques représentent une menace sérieuse pour les communautés canadiennes. De son côté, le ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, estime que les autorités doivent continuellement adapter leurs interventions face aux nouvelles stratégies des réseaux criminels.
Le gouvernement rappelle également que les entreprises légitimes et les chercheurs utilisant ces substances dans un cadre autorisé pourront continuer leurs activités en obtenant les licences nécessaires auprès de Santé Canada.
Source : Santé Canada