- 500 personnes bénéficieront du programme en 2026-2027.
- 1 000 unités seront financées sur une période de trois ans.
- Montréal recevra 150 logements subventionnés.
- Les bénéficiaires consacreront seulement 25 % de leur revenu au loyer.
- Le programme vise principalement les personnes à risque imminent de perdre leur logement.
Une nouvelle mesure pour agir avant la perte du logement
Le ministre responsable des Services sociaux et de la Lutte contre l'itinérance, Lionel Carmant, et la ministre responsable de l'Habitation, Karine Boivin-Roy, annoncent la répartition du financement destiné à accompagner 500 personnes dans le cadre du Programme de supplément au loyer Québec, catégorie prévention (PSL-P).
Cette initiative vise à intervenir rapidement auprès des personnes présentant un risque imminent de perdre leur logement. Elle s'inscrit dans les mesures mises de l'avant par le gouvernement afin de prévenir l'itinérance et de favoriser le maintien en logement des personnes les plus vulnérables.
500 logements dès cette année, 1 000 sur trois ans
Pour l'année 2026-2027, le programme prévoit la création de 500 suppléments au loyer répartis dans différentes régions du Québec.
La région de Montréal recevra 150 logements, tandis que l'Outaouais et la Capitale-Nationale bénéficieront chacune de 50 logements. Les 250 autres logements seront répartis dans les autres régions du Québec selon les besoins observés sur le terrain.
Au total, le gouvernement prévoit financer 1 000 unités de logement sur une période de trois ans.
Un soutien financier et humain
Le PSL-P permet de transformer un logement existant en logement subventionné lorsqu'un ménage risque de perdre son habitation ou lorsqu'un déménagement devient nécessaire afin d'éviter une situation d'itinérance.
Les personnes admissibles consacreront seulement 25 % de leur revenu au paiement de leur loyer. Elles recevront également un accompagnement personnalisé visant à stabiliser leur situation résidentielle et à favoriser leur maintien à long terme dans leur logement.
Les personnes ciblées sont généralement identifiées par le réseau de la santé et des services sociaux ainsi que par les organismes communautaires qui interviennent auprès des populations vulnérables.
Prévenir plutôt que réparer
Selon les données du dénombrement québécois de l'itinérance réalisé en 2022, les expulsions et les pertes de logement figurent parmi les principales causes menant à une situation d'itinérance.
Le gouvernement estime qu'une intervention rapide au moment où une personne est menacée d'éviction peut permettre d'éviter des ruptures de parcours résidentiels souvent difficiles à renverser par la suite.
Le programme vise notamment les personnes âgées, les personnes vivant avec des problèmes de santé ou de santé mentale ainsi que celles confrontées à des difficultés financières importantes.
Une approche adaptée aux réalités régionales
Santé Québec sera responsable de planifier le déploiement du programme et de répartir le financement entre les régions selon les besoins recensés.
Les établissements de santé et de services sociaux détermineront ensuite les organismes communautaires qui offriront l'accompagnement sur le terrain. Chaque région disposera de mécanismes adaptés à sa réalité afin de faciliter l'accès aux suppléments au loyer et aux services de soutien.
Pour le gouvernement, cette approche vise à offrir des trajectoires de services plus fluides et à intervenir avant qu'une situation de précarité résidentielle ne dégénère en itinérance.
Source : Cabinet du ministre responsable des Services sociaux et de la Lutte contre l'itinérance